Pourquoi l’entretien préventif protège votre ROI

L’entretien n’est pas seulement une dépense. C’est un système qui protège le profit : il garde les logements louables, réduit les urgences et aide les bons locataires à rester plus longtemps.
Les réparations réactives semblent urgentes, donc elles coûtent souvent plus cher. Le préventif semble optionnel, donc on le repousse. Pourtant, l’entretien reporté est l’une des façons les plus rapides de perdre du ROI : dégâts d’eau, vacance et interventions répétées.
Principe simple : corriger les petits problèmes avant qu’ils ne deviennent gros. Ainsi, vous dépensez moins, vous répondez plus vite et vous évitez des interruptions majeures.
Si vous gérez plusieurs logements, standardisez votre routine. Une checklist cohérente transforme l’entretien en processus plutôt qu’en surprise permanente.
Conseil 1 : rendre les contrôles de sécurité non négociables
Les éléments de sécurité ne devraient jamais dépendre de la mémoire. Créez un calendrier, documentez l’exécution et vérifiez lors des inspections.
Les contrôles de sécurité réduisent la responsabilité et augmentent la confiance. Des locataires qui se sentent en sécurité renouvellent plus souvent, ce qui protège votre taux de vacance.
Concentrez-vous d’abord sur les bases. Ensuite, vous pourrez ajouter des améliorations plus « confort ».
- Tester détecteurs de fumée et CO selon un calendrier et remplacer les piles proactivement
- Vérifier que les sorties sont dégagées et que l’éclairage des escaliers fonctionne
- Tester les prises DDFT (GFCI) dans cuisine, salle de bain et buanderie
- Inspecter rampes, garde-corps, balcons et marches
- Vérifier les extincteurs (si applicables) : accessibilité et date
Conseil 2 : détecter les fuites tôt pour éviter les dégâts les plus coûteux

Les dégâts d’eau sont parmi les pannes d’entretien les plus coûteuses, car ils se propagent vite. Ils peuvent endommager planchers, gypse, armoires et systèmes électriques.
Priorisez donc la détection et la réponse rapide. Une pièce à 20 $ aujourd’hui peut éviter une réparation à 2 000 $ plus tard.
Formez votre équipe et vos locataires à traiter les « petites fuites » comme urgentes. Facilitez aussi le signalement pour que les problèmes remontent tôt.
- Inspecter sous les éviers, autour des toilettes et derrière les électros lors des inspections
- Remplacer calfeutrage et joints usés où l’eau entre souvent (bain, douche, dosserets)
- Vérifier plafonds pour taches révélant des fuites lentes
- Traiter la cause des bouchons récurrents, pas seulement le symptôme
- Confirmer que pompes et drains (si applicables) sont dégagés et fonctionnels
Conseil 3 : connaître et identifier clairement les robinets d’arrêt
Quand l’eau coule là où elle ne devrait pas, la vitesse compte. Savoir couper l’eau rapidement peut faire la différence entre une simple réparation et un sinistre majeur.
Créez une carte simple des robinets d’arrêt. Étiquetez les valves et confirmez l’accès. Ainsi, n’importe qui peut agir vite en cas d’urgence.
Si les locataires savent fermer une valve locale en sécurité, vous réduisez les dégâts avant même l’arrivée d’un technicien. Gardez toutefois des consignes simples pour éviter les erreurs.
- Étiqueter l’arrêt d’eau principal et les arrêts par logement (si disponibles)
- Documenter clés et accès aux salles mécaniques
- Tester les valves périodiquement pour éviter qu’elles ne se grippent
- Afficher des instructions d’urgence avec un numéro de contact clair
- Documenter l’emplacement du panneau électrique et de l’arrêt de gaz (si applicable)
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Conseil 4 : traiter le CVAC comme un système, pas comme une réparation ponctuelle

Les problèmes de chauffage et climatisation créent des appels urgents et des locataires insatisfaits. Ils augmentent aussi les coûts d’énergie quand les systèmes fonctionnent mal.
Planifiez donc l’entretien CVAC avec régularité. Filtres, bouches et drains sont des éléments simples qui évitent de grosses pannes.
Un CVAC fiable améliore le confort, ce qui favorise les renouvellements et donc le ROI.
- Changer/nettoyer les filtres selon un horaire (plus souvent en saison)
- Inspecter bouches et retours : poussière et blocages
- Vérifier drains de condensation et bacs : risque de bouchons/débordements
- Être à l’écoute des bruits inhabituels et intervenir tôt
- Confirmer thermostats : précision et programmation adéquate
Conseil 5 : construire une routine saisonnière (et la suivre)

L’entretien saisonnier prévient des pannes prévisibles. Les drains se bouchent, le calfeutrage craque, et l’extérieur change avec la température et l’humidité.
Créez un calendrier simple qui se répète chaque année. Ainsi, vous ne réinventez pas le plan chaque saison.
En climat hivernal, l’hivernisation est importante. Même des gestes simples comme vérifier les joints de porte réduisent les pertes de chaleur et les plaintes.
- Printemps : drains de toit, gouttières, calfeutrage extérieur, drainage
- Été : éclairage des aires communes, peinture extérieure, prévention nuisibles
- Automne : préparation du chauffage, coupe‑froid, étanchéité
- Hiver : accès d’urgence, risque de glace, entrées
- Toute l’année : contrôles de sécurité et documentation constante
Conseil 6 : garder les aires communes propres, lumineuses et sécuritaires
Les aires communes font partie du produit que vous louez. Quand elles semblent négligées, les locataires supposent que la gestion le sera aussi.
Des espaces propres et bien éclairés réduisent les accidents et les plaintes. Ils améliorent aussi la location, car les prospects décident vite sur la première impression.
Définissez des standards : fréquence de ménage, vérification de l’éclairage et petites réparations. Ainsi, l’immeuble reste constant même quand vous êtes occupé(e).
- Faire une tournée des entrées et corridors selon un horaire fixe (hebdo pour commencer)
- Remplacer rapidement les ampoules et standardiser les formats
- Inspecter marches, tapis et surfaces glissantes
- Vérifier portes, serrures et interphones
- Traiter les odeurs tôt (déchets, ventilation, humidité)
Conseil 7 : définir un standard de logement pour simplifier chaque réparation
La standardisation est l’une des meilleures stratégies « cachées ». Si chaque logement a des peintures, fixtures et pièces différentes, chaque réparation devient plus lente et plus coûteuse.
Choisissez un standard pour la peinture, le type de plancher, les fixtures de base et la quincaillerie. Documentez-le. Ainsi, rotations et réparations sont plus rapides et prévisibles.
Cela améliore aussi le marketing : des finis cohérents rendent les annonces et les photos plus simples et plus crédibles.
- Choisir un système de peinture et garder de la peinture de retouche
- Standardiser fixtures (robinets, poignées, interrupteurs)
- Privilégier des finis durables et faciles à réparer
- Garder un petit inventaire d’articles à forte défaillance (tuyaux, siphons, ampoules)
- Maintenir une liste de fournisseurs préférés avec des portées claires
Conseil 8 : accélérer les rotations avec une checklist répétable

La rotation est l’endroit où entretien, vacance et expérience locataire se rencontrent. Une rotation lente réduit les revenus. Une rotation bâclée crée des plaintes et des départs rapides.
Bâtissez un processus de remise en location répétable : responsables, délais et contrôle qualité avant d’annoncer.
Quand c’est possible, planifiez avant le départ. Réserver peinture et ménage à l’avance fait souvent gagner des jours.
- Pré‑inspection avant départ pour identifier réparations et pièces
- Grand ménage, puis peinture/réparations, puis finition/détail final
- Tester électros, prises, robinets et drains avant de publier
- Remplacer calfeutrage et quincaillerie usés pendant la rotation
- Photographier le logement fini pour lancer le marketing immédiatement
Conseil 9 : documenter les travaux pour réduire les litiges et les répétitions

Une bonne documentation rend l’entretien moins cher avec le temps. Elle aide à repérer les problèmes récurrents, à responsabiliser les fournisseurs et à soutenir une communication locataire équitable.
Gardez photos avant/après, factures et notes. Même des notes courtes aident lorsqu’un problème revient des mois plus tard.
La documentation vous protège aussi en cas de litige : elle montre ce qui a été signalé, quand vous avez répondu et ce qui a été corrigé.
- Utiliser des photos datées pour inspections et réparations majeures
- Suivre garanties et dates d’installation des systèmes et électros
- Journaliser les billets récurrents et chercher les causes
- Archiver communications et délais de résolution
- Conserver les portées de travail fournisseurs pour comparer les soumissions
Conseil 10 : un calendrier d’entretien simple que vous pouvez tenir
Un plan parfait que vous ne suivez pas ne sert à rien. Construisez plutôt un calendrier simple, exécutable, puis améliorez‑le avec le temps.
Commencez par des inspections trimestrielles et des « quick checks » mensuels. Ainsi, vous détectez tôt sans passer tout votre temps à inspecter.
En suivant les résultats, vous optimisez. Par exemple, si une colonne de plomberie génère des billets répétés, une correction planifiée coûte souvent moins cher que des urgences répétées.
- Hebdomadaire : tournée aires communes, éclairage, déchets/odeurs
- Mensuel : filtres, checks fuites, revue suivis fournisseurs
- Trimestriel : inspections (rotation), sécurité, vérification robinets d’arrêt
- Saisonnier : drainage, étanchéité, préparation CVAC, prévention nuisibles
- Annuel : revue contrats, assurance, plan de capital, vérification systèmes
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